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Le régime cétogène est-il adapté aux sportifs ?

keto diet

 Article initialement publié sur www.holy-fat.com/

Carburer au gras permet-il d’optimiser ses performances ? Comment tenir sans sucre ?

Holyfat t’explique le principe de la diète cétogène et t’aide à comprendre comment le gras peut devenir ton carburant de prédilection pour réaliser tes performances sportives !

 

D’abord, qu’est-ce que le régime cétogène ?

 Utilisé depuis déjà plus de 90 ans, notamment à des fins thérapeutiques (dans le cadre de l’épilepsie, du diabète ou du cancer par exemple), le régime cétogène repose sur un principe simple : réduire au maximum les apports en glucides dans l’alimentation afin que les lipides se taillent la part du lion.

Aujourd’hui, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande la répartition suivante pour la ration quotidienne d’un adulte bien portant :

  • Protéines : 10 à 20% de l’apport en énergie total (AET)
  • Lipides : 35 à 40% de l’AET
  • Glucides : en complément de la ration, soit 40 à 55% de l’AET, avec moins de 10% de sucres simples (hors lactose) et produits sucrés.


Pour un sportif, ces besoins peuvent varier, en fonction notamment du sport pratiqué, de sa fréquence/intensité, en plus des besoins spécifiques individuels, mais ce sont souvent les lipides qui sont réduits au profit des glucides (le fameux plat de pâtes de veille de course, tu le connais celui-ci).

Dans le régime cétogène, la répartition est totalement différente ! Exit les sucres, bonjour le gras. Afin d’entrer en état de cétose (tu vas comprendre), il est nécessaire de redistribuer les cartes pour ne consommer que 5% de glucides (soit max 20g/jour, qui restent indispensables pour certaines cellules dites gluco-dépendantes strictes, comme les globules rouges). Il existe un autre régime similaire mais un peu moins strict niveau répartition glucidique : le LCHF, « low-carb, high fat ». Même principe sauf que la part de glucides quotidiens autorisée est plutôt de l’ordre de 20 à 50g.   

 Pourquoi « cétogène » ?

 Lorsque tu te réveilles le matin après une bonne nuit, et que tu as mangé ton plat de pâtes la veille à 19h, ton repas est dans tes chaussettes et ta glycémie (taux de sucre dans le sang) est basse. Afin que tu ne calenches pas avant le prochain repas et pour réserver l’usage du glycogène aux cellules qui ne peuvent pas se passer de glucose, plusieurs voies métaboliques se mettent en action.

La cétogenèse est l’une d’elle, elle permet la production de corps cétoniques dans le foie à partir des lipides stockés dans notre tissu adipeux. Ces corps cétoniques sont utilisés par les cellules musculaires, les organes et les neurones. Ils sont la source privilégiée du cortex rénal et du cœur et peuvent fournir, en période de jeûne prolongé, jusqu’à 75% de l’énergie consommée par le cerveau (les réserves de glucose sous forme de glycogène dans le foie ou les muscles permettent de fournir les 25% restants).

Le régime cétogène tire donc son nom de cette voie métabolique, qui permet au corps d’utiliser les lipides comme source d’énergie à la place des glucides.

 

OK mais quel intérêt de suivre ce régime si de toutes façons mon corps s’adapte ?

Faisons un petit comparatif entre ce qui se passe chez une personne qui s’alimente « normalement » et une personne qui suit une diète cétogène

 

Eh oui tu peux te dire qu’il te suffit de manger tes pâtes et partir faire ton marathon, les corps cétoniques prendront le relais de toutes façons. Oui mais non, ce n’est pas si simple ! La nature est bien faite mais ce n’est pas open bar non plus. 

En réalité, il faut revenir sur ce qui se passe quand ton corps carbure principalement aux sucres, donc dans le cadre d’un régime dit normal (avec 40 à 55% de glucides dans ta ration).

Situation A : Régime dit normal, équilibre alimentaire préconisé par l’ANSES  

Après ton repas, ta glycémie va augmenter. Plus les aliments qui le composent seront riches en glucides, plus ta glycémie va grimper. Ajoutons à cela la capacité d’un aliment à faire monter ta glycémie, qui s’appelle l’indice glycémique (IG). Un repas riche en aliments à IG élevé et pauvre en fibres, lipides et protéines (par exemple : jus de fruits, baguette, miel, ou par exemple avant une course : produit de nutrition sportive type gel), va faire décoller ta glycémie très rapidement. Mais elle redescendra aussi vite, et c’est là qu’on tombe sur un os si on n’a pas de recharges à portée de main : sueurs, palpitations, vertiges, nausées, tremblements, fatigue intense… L’hypoglycémie te guette Huguette !

C’est encore plus valable dans le cadre du sport car la dépense énergétique est décuplée, l’effort fourni étant beaucoup plus intense pour notre organisme. On n’est plus au rythme de croisière, il faut ravitailler la chaudière pour faire tourner les moteurs (toi aussi tu visualises le Titanic ? Pauvre Jack… mais c’est un autre débat). C’est pour cela que lorsque tu commences à consommer du gel, de la pâte de fruits ou une boisson de l’effort, il est nécessaire d’en reprendre toutes les 45 minutes, sinon attention au coup de mou. Mais lorsque tu cours ou pédales pendant des heures et que tu dois recharger la batterie sans arrêt avec du sucre, bonjour l’écœurement et adieu les intestins.

Revenons à ton sang, gorgé de glucose après un repas. Ton pancréas va libérer de l’insuline, l’hormone responsable de la régulation de ce taux de sucre, afin qu’elle permette au glucose de pénétrer dans les cellules qui ont besoin de carburant (et aussi éviter à ton sang de se transformer en sirop). L’excédent sera synthétisé en glycogène dans le foie et les muscles (via la glycogénogénèse) pour créer les réserves de glucose, le reste sera transformé en triglycérides et stocké dans tes cellules graisseuses via la lipogenèse (littéralement, la fabrication de gras). Note que tant que tes cellules disposent de sucre, tu ne puiseras pas dans tes réserves de gras pour poursuivre l’effort… Sous-entendu, si tu fais du sport pour perdre ta brioche, ce n’est pas la meilleure méthode !

Ces fameuses réserves en graisses seront utilisées pendant le jeûne en situation de repos, la boucle est bouclée. Par contre, pendant l’effort, le corps n’a pas le temps de s’adapter, il a besoin d’énergie tout de suite pour maintenir la cadence : tu dois donc te ravitailler fréquemment pour poursuivre ta compétition ou ton entrainement. 

Situation B : Régime cétogène, du gras du gras

Pendant une diète cétogène, tu consommes du gras à 80%, des protéines et un tout petit peu de glucides, le minimum vital. Note que les glucides, à l’inverse des protéines ou des lipides, est le seul nutriment non essentiel en grandes quantités puisque notre corps est capable de le synthétiser (il l’est quand même pour nos globules rouges ou nos neurones et n’est pas à supprimer totalement, bien entendu).

Ton corps va donc être privé de glucides sur une période longue, pas simplement sur quelques heures. Il va alors entrer peu à peu dans ce qu’on appelle l’état de cétose. La cétose, c’est lorsque l’organisme switch de carburant et passe du glucose aux corps cétoniques. Les quelques grammes de sucres quotidiens restants sont donc destinés à nos cellules glucodépendantes qui ne peuvent pas se nourrir de corps cétoniques, elles. Un individu qui débutera le régime cétogène, ou LCHF, mettra environ 2 à 3 semaines à entrer dans cet état de cétose. Il passera d’ailleurs par plusieurs phases pas forcément agréables au départ, le temps que le corps s’habitue et soit sevré du sucre : fatigue, nervosité, nausées, …

Une fois cette période passée, la transition sera complète et l’individu, dit « céto adapté », consommera naturellement des lipides comme carburant plutôt que des glucides ! Il sera alors beaucoup plus facilement rassasié et en forme puisqu’il ne sera plus sujet aux variations de glycémie (et donc exit le petit coup de barre de 11h, la fringale de 16h, l’envie de chocolat devant la TV). Souvent, il perdra du poids, puisqu’il puisera dans ses réserves de graisses pour fournir de l’énergie à ses muscles et ses organes.

A noter qu’il existe une nouvelle tendance qui se dessine, on parle de « Flexibilité métabolique ». Nous en parlerons dans un prochain article, disons que c’est l’étape d’après, une fois que tu es pleinement céto adapté(e) et que tu souhaites quand même réintégrer un peu de glucides.

Le régime cétogène et le sport

Tu commences à comprendre l’intérêt d’un régime cétogène mais ne te sens pas prêt à en suivre un pour autant, car il est vrai que c’est assez drastique et qu’il nécessite une réorganisation totale des habitudes de consommation.

Est-il donc intéressant de se pencher sur le gras uniquement dans le cadre du sport ?

Oui ma bonne dame. Déjà, comparons la composition d’un gel sucré et d’une collation au bon gras, à tout hasard Holyfat (bon ok, ça paraît moyennement objectif mais nous sommes les seuls en France à proposer ce type de produit, on n’a pas tellement le choix finalement, c’est pas ma faute à moi comme dirait Lolita).

Dans ton gel, marque lambda, tu as en moyenne 70% de glucides, souvent sous forme de sirop de glucose et de maltodextrine, moins de 0,5% de lipides et moins d’1% de protéines. Le reste, c’est de l’eau, du sel et quelques milligrammes de vitamines et acides gras. Pour un pochon d’environ 30g, tu as l’équivalent de 90kcal en énergie.

Chez Holyfat, nous travaillons sur la base du régime cétogène. Notre produit contient 70% de lipides (et des bons : noix, amandes, huile TCM), moins de 3% de glucides (naturellement compris dans les oléagineux) et 20% de protéines. Un pochon de 28g te fournit en moyenne 200kcal, soit deux fois plus qu’un gel pour la même quantité, et sans provoquer aucune variation de glycémie. Une bonne dose d’énergie, constante, qui te permet de tenir longtemps sans fringale et sans baisse d’énergie.

En effet, même si tu n’es pas kéto adapté(e), consommer du gras avant et pendant ta sortie à la place du sucre te prémunira de toute variation de glycémie et te permettra de tenir la distance et la durée avec la pêche des premiers kilomètres ! Nous te conseillons toutefois de conserver une source de glucides à portée de main et de la consommer dans la dernière heure d’effort pour t’apporter un dernier petit coup de boost salvateur avant la ligne d’arrivée (et recharger tes réserves en glycogène). Bien entendu, tous ces essais alimentaires doivent être faits durant les entrainements, pas le jour d’une compétition, chacun ayant ses propres réactions et habitudes.

En un mot comme en cent, le bon gras, c’est la vie !

Alors n’hésite pas à en consommer, au quotidien si tu souhaites entamer une diète cétogène ou pendant un effort, en particulier de longue durée !

Note tout de même que dans le cadre de certaines conditions physiologiques ou pathologiques (grossesse, allaitement, diabète sous insuline,…), le régime cétogène est déconseillé. Si tu souhaites l’entamer, n’hésite pas à faire appel à ton médecin ou un(e) diététicien(ne) pour t’accompagner et te guider dans cette transition alimentaire.

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